« Bonjour tata !
— Bonjour ma chérie. Ça fait bien longtemps que je ne t’avais pas vue !
— Oui, je me suis dit qu’avec la naissance de notre fils, c’est l’occasion de venir te voir. »
Ce fils, c’est le mien aussi. Je suis papa depuis quelques mois, en cette année 2014. Quant à « tata Loret », ce n’est pas la vraie tante de ma compagne, mais c’est tout comme : elle s’occupait de Mathilde, en tant que nourrice, quand elle était à l’école primaire, au cours des années 80. La journée de travail terminée, ses parents venaient la récupérer dans la maison de Saint-Quentin, à proximité de l’établissement scolaire. Ce jour-là c’est son fils, Philippe, accompagné d’un berger allemand, qui vient nous ouvrir la porte de l’appartement où elle vit désormais.
Les présentations faites – je ne connaissais pas cette dame à l’âge respectable – je laisse ma compagne et « tata » au plaisir des retrouvailles. Derrière moi, sur le mur, une toile vers laquelle je m’avance, le portrait d’une jeune paysanne, souriante, un foulard sur la tête. Mon attention s’arrête sur la signature du tableau : « A. Hitler, 1916. » Suis-je surpris ? Pas tout à fait. Je m’en souviens, maintenant : ma compagne m’avait déjà parlé de cette famille à l’histoire si singulière. Où Jean-Marie Loret, l’époux, le père, décédé aujourd’hui, pensait être le fils du dictateur nazi. Il avait même consacré un
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