Crise sanitaire : vos alertes, vos colères…

par Cyril Pocréaux 21/04/2020

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On a besoin de vous

Le journal fakir est un journal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous. Il ne peut réaliser des reportages que parce qu’il est acheté ou parce qu’on y est abonné !

Depuis le début de la crise, vos témoignages nous arrivent par centaines. Soignants, intérimaires, paysans ou profs, vous nous racontez votre quotidien de crise. Et criez, parfois, votre colère.

« Nous ne sommes pas des héros ! (nous sommes le bug) »
Clément, ambulancier dans la Somme

« Nous ne sommes pas des héros, nous sommes des professionnels de santé !
Nous ne faisons rien de plus que le restant de l’année, donner les soins aux malades de ce pays. Certes, la pandémie rend la tâche différente, mais rien de nouveaux dans la technicité des soins que nous déployons.
Nous ne sommes pas des héros, nous sommes des professionnels de santé !
Nous ne voulons pas des applaudissements aux balcons. Nous voulons des masques, des tests, des respirateurs, du matériel médical. Nous le répétions déjà dans nos manifs. Comme réponse nous avons eu, gaz, matraques, grenades, LBD, insultes...
Nous ne sommes pas des héros, nous sommes des professionnels de santé !
Nous ne voulons plus devoir faire des appels aux dons sur les réseaux sociaux pour trouver des matériels de protection (masques, blouses...) chez l’artisan peintre du coin.
Nous ne sommes pas des héros, nous sommes des professionnels de santé !
Que nos tutelles ministérielles comprennent enfin qui nous sommes. Nous sommes le bug de la « main invisible ». La Santé ne peut pas être régie par la loi de la rentabilité. Faire plus avec moins, ici, c’est mourir ! Et même les plus riches reçoivent cette même mort en dividendes.
Nous ne sommes pas des héros, nous sommes des professionnels de santé !
Nous ne voulons pas de grands apéros à la fin de la crise COVID-19. Cela ne doit pas être une fête. Cela doit être une mobilisation de chacun face au monde qu’il voudra pour demain. Plus juste, plus écologique, plus humain. Cette crise sanitaire n’est pas un coup du sort, elle résulte de nos actes collectifs.
Chers confrères de la Santé, chers concitoyens, je compte sur votre mobilisation à l’issue de cette crise. »

« Dépistée Covid hier soir… »
Solenn, auxiliaire de vie dans l’Eure

« Sans masque ni gants en période habituelle, je me bats depuis 6 mois avec mon nouvel employeur pour en obtenir. Pas de gants pour faire des toilettes, est-ce normal ? Est-ce hygiénique ? Respectueux ? Non, me direz vous… et pourtant, c’est la réalité hors COVID.

En début d’épidémie, j’ai à nouveau harcelé mes supérieur (harcelé est bien le terme vu que depuis 6 mois je réclame toutes les semaines) mais toujours rien. Ayant une personne vulnérable à domicile, j’ai fait valoir mon droit de retrait mais j’ai eu comme réponse que le droit de retrait était totalement injustifié. Je suis donc retourné travailler la boule au ventre, et j’avais raison d’avoir peur car j’ai été dépistée COVID hier soir (le 29 mars). Je suis désemparée, je souhaite arrêter ce travail mais ne peux pas car sans celui-ci, je ne peux faire vivre ma famille avec le seul salaire de mon mari. Je fais des gardes de nuit de 12h pour un salaire de 800 euros. Ancienne préparatrice en pharmacie, j’avais choisi le métier d’auxiliaire de vie par vocation pour être plus au contact du malade, pas devenir moi même le malade… »

« On perd les enfants. »
Marthe, enseignante dans les Pyrénées-Atlantique

« Jetés du jour au lendemain, sans préparation, dans la fosse de l’enseignement à distance, nous incitant au tout numérique, sans se demander de quel matériel ni de quelle formation ou quelles connaissances nous disposions, nombre d’entre nous sont au bord du gouffre. Répondre à nos élèves et leur famille quand on a 7 à 18 classes de 25 à 30 élèves est chronophage, on perd les enfants sans accès au numérique, sans suivi familial, le décrochage guette les plus fragiles et les moins scolaires et on ne peut rien. L’impuissance dans laquelle on se retrouve comme enseignant donne le vertige et me donne envie de pleurer. Heureusement, le lien social, familial et amical demeure par les réseaux sociaux. Heureusement, certains chefs d’établissement essaient de nous soutenir et nous déculpabiliser. Non, les enseignants n’étaient ni prêts ni formés ni équipés pour faire face, ni matériellement ni psychologiquement. Les discours politiques du gouvernement sont un écran de fumée. Mais qui leur accorde désormais le moindre crédit ? »


« La peur au ventre »
Aline, infirmière dans La Loire

« Infirmière de nuit en 12h depuis le plan blanc (en tant normal en 10h), je travaille dans un service dédié aux Covid-19 positif (en tant normal, ce service est dédié à la pneumologie). Les consignes : un masque ffp2 par poste, une surblouse par poste. Tu veux pisser ?? Tu quittes ta surblouse et tu la remets... Tu veux boire ? Tu quittes ton masque et tu le remets…
Nous ne sommes pas protégées. Nous travaillons la peur au ventre. Chez nous, on vit Covid-19, on mange Covid-19, on dort Covid-19... Notre vie tourne autour de ce putain de virus. J’ai honte de ce gouvernement, j’ai honte de ces Français qui continuent de se balader. J’ai honte et j’ai peur... »

Le lait au bord du gouffre
Philippe, paysan dans le Pas de Calais

« Vous avez déjà vu un agriculteur confiné ? Bon certes, il y a bien pire comme conditions de travail. Pour nous le grand air, les troupeaux qui ressortent avec le soleil, le travail des champs, la collecte du lait qui est toujours assurée. Simplement de l’isolement. N’étions-nous déjà pas assez isolés ?
Mais que se passe-t-il autour ? Quelle condition à l’usine de transformation du lait ?
Quelles conditions pour les petits producteurs transformateurs qui s’échinent à tirer leur épingle du jeu et continuer à transformer pour grappiller quelques sous... Le problème pour nous n’est pas l’immédiat mais bien pour les mois à venir […] Je pense aux petits paysans déjà bien seuls, ceux au bord du gouffre qui résistaient encore, aux chiffres du suicide dans la profession au quotidien. Il n’y aura plus besoin de résister, seulement se laisser aller et disparaître du paysage. Car que croyez-vous donc qu’il va se passer ?

Chez les organismes de collecte du lait, les ventes à l’export vont chuter avec encore une fois un prix du lait en baisse. Cette crise va précipiter encore un peu plus la disparition des petites structures, justement celles qu’on aimerait voir perpétuer car génératrices d’emplois, humanistes, plus respectueuses de l’environnement... On sait déjà qu’une génération va cesser son activité, sans trouver systématiquement de successeurs. L’épidémie va les précipiter. »

Intérimaires, fourmis de l’ombre
Nathan, préparateur de commande sur une plateforme de tri alimentaire dans le Nord

« Je m’adresse à vous aujourd’hui avec le désir de faire entendre la voix des travailleurs de l’ombre, et de mettre en lumière la situation d’acteurs trop souvent ignorés, les travailleurs intérimaires.

Après une dizaine de jours de confinement, les magasins sont toujours approvisionnés, et ce parce que les plateformes de tri continuent de fonctionner. Les chauffeurs routiers, courage à eux, font des allers-retours entre les régions et peuvent se faire les propagateurs involontaires du virus. Si une épidémie se déclare sur une plateforme, c’est toute la chaîne d’approvisionnement des magasins qui est en danger. Comme l’a dit M. le Président, nous sommes la seconde ligne, nous sommes les petites mains qui font que le pays fonctionne, mais surtout nous sommes des travailleurs précaires. Et encore une fois, nous allons être mis de côté.

Je vais prendre mon cas personnel pour vous exposer la précarité de cette situation. Je travaille comme préparateur de commande en intérim sur une plateforme de tri alimentaire.

  • Nous pouvons être au chômage du jour au lendemain, bien souvent nous avons des contrats de quelques jours.
  • Nous ne savons si nous travaillons le lendemain matin que la veille en fin d’après-midi soit quelques heures avant la prise de poste, et cela tous les jours, donc nous ne pouvons pas organiser nos semaines. Imaginez les difficultés que cela représente pour les personnes avec des enfants, ou des proches en situation de dépendance.
  • Pas de repos fixe, si repos il y a. Il n’est pas rare de travailler six jours sur sept.
  • Si nous sommes malades, avons un empêchement ou autre qui fait que ne nous pouvons pas travailler, nous ne sommes pas payés.
  • Tous les six mois, nous sommes en tiers temps. Pendant deux mois, nous sommes au chômage. Avec le délai de carence, les congés payés etc. nous touchons environ 1000 euros de Pôle Emploi pour ces deux mois. Évidemment, nous pouvons travailler durant ces deux mois, mais il faut encore avoir la chance de trouver assez de missions pour gagner plus que le peu que nous donne Pôle Emploi.
  • Les employés ont un 13e mois et une prime sur l’intéressement, les intérimaires, non. Alors même que les plateformes de tri fonctionnent majoritairement avec des intérimaires.
  • Notre salaire peut varier énormément d’un mois à l’autre (plusieurs centaines d’euros) même si nous travaillons tous les jours.
  • C’est un travail fatigant, éreintant, usant, la liste est longue. Très peu gratifiant et valorisant. Imaginez que des personnes de 50 ans se retrouvent parfois à devoir porter et trier des cartons de plusieurs kilos. Tout ça pour être payé au SMIC.
  • On nous refuse des logements ou des prêts parce que nous sommes intérimaires même si nous travaillons tous les jours.

Pourquoi nous acceptons tout ça me direz-vous ? Tout simplement parce que nous n’avons pas le choix, si on ne travaille pas, on n’est pas payé. Évidemment, nous ne sommes pas les héros que sont les soignants. Et il n’est pas question de demander que l’on double nos salaires ou que l’on nous offre tous des CDI, mais nous voulons simplement la reconnaissance que nous méritons.

Signé : une fourmi parmi tant d’autres. »

Les premiers de cordée
Bruno, ingénieur en bâtiment dans le Bas-Rhin

« Ils sont où les premiers de cordée, ceux qui réussissent qui prennent des risques et qui doivent s’engager pour la France ? C’est qui finalement les vrais premiers de cordée ? »

Démerdez-vous ! Je n’irai pas soigner.
Etienne, ex-infirmier dans les Côtes d’Or

« Je suis marié, père de deux enfants et j’étais infirmier jusqu’à vendredi soir, le 27 mars, en Hospitalisation à Domicile. Je dis j’étais, car j’ai décidé d’abandonner.

Je n’ai plus envie de prodiguer le soin. L’alcool et le chocolat soulagent presque chaque soir mes tensions et mes interrogations sur le fait de savoir si ma femme, elle aussi dans le milieu médical, et moi auront le matériel pour travailler correctement sans contaminer d’autres malades. La contamination, elle vient de là, des médecins, des infirmières et des aides soignantes non équipées pour agir correctement.

Mercredi, en arrivant à mon travail, le matériel avait encore diminué, deux blouses jetables pour la journée, la blouse nous « protégeant » nous soignant mais allant de patient en patient...

Je savais pertinemment que ce jour arriverait. J’ai décidé d’agir comme je me l’étais promis. J’ai refusé. Seul, devant mes collègues, j’ai dis non. La hiérarchie est venue et on m’a demandé un droit de retrait. Le lendemain, les conditions de travail avaient à nouveau changé, certes pas idéales mais convenant plus à mon éthique. Oui mais jusqu’à quand ?

En CDD, j’ai décidé de terminer mon contrat du mois en cours et de ne plus retourner travailler malgré, je pense, la volonté de mon employeur, un établissement associatif, de faire au mieux.

Pourquoi devoir se battre pour obtenir un matériel qui nous est dû ? Pourquoi aller soigner des gens si c’est pour les contaminer ? Je n’ai pas appris à soigner pour aller tuer les gens. Mais c’est ce que nous pousse à faire aujourd’hui le gouvernement.

Avec la vague qui nous attend et le manque de personnel, peut être fera t-on des réquisitions.
J’ai décidé de refuser.
Je connais les possibles conséquences de ce choix : amende de 3 500 euros, poursuites pénales...
Je n’irais pas sur les chemins tel le déserteur de Boris Vian mais, comme lui, je ne serais pas armé si les gendarmes viennent me chercher.
Certains diront que je suis un lâche, voire un criminel de laisser ainsi les gens sans soins. J’en suis arrivé à me foutre du quand dira-t-on car je suis fatigué, fatigué et dégoûté de ces mensonges d’Etat qu’on nous assène depuis janvier, nous laissant croire que nous allons pouvoir travailler correctement. Je n’ai plus envie d’aller faire l’aumône pour ma sécurité et celle de mes patients.

Je ne suis pas un héros et encore moins un soldat. Mais surtout je ne veux pas l’être ! Je ne suis pas là pour donner ma peau à une élite qui a décidé sciemment de ne pas agir et cela dès le mois de janvier. Cela s’appelle, en temps de guerre, de la Haute trahison envers son peuple. Macron a décidé de ne rien faire, de mentir aux soignants, de mentir à la population et de laisser sciemment les vieux crever dans les Ehpad sans compter leur décès. Pourquoi devrais-je être meilleur que lui ?

Démerdez-vous ! Je n’irais pas faire le sale boulot de ce traître à la Nation. »

« On doit choisir : qui sera réanimé ? »
Pascal, infirmier en Ehpad dans le Jura

« L’équipe de soins a été confrontée à la question suivante la semaine dernière : qui, parmi les résidents de l’Ehpad, serait transféré en réanimation si atteinte pulmonaire due au COVID ? Nous avions au téléphone l’équipe mobile de soins palliatifs. Les dossiers des patients, âgés de 60 ans à 100 ans, ont été passés en revue. Le nombre de lits de réanimation étant ce qu’il est suite aux fermetures de lits effectuées de manière systématique depuis de nombreuses années, nous avons compris qu’il n’y aurait pas de la place pour tout le monde et qu’une sélection d’entrée se mettait en place ! Au final, les vieux ont « des pathologies incurables et chroniques » donc pas de réa et pas d’hospitalisation... D’un point de vue statistique ça fera moins de morts du Coronavirus…
La solution proposée est donc une sédation profonde sauf que mince, on a supprimé les infirmiers la nuit en Ehpad car les vieux sont vieux et pas censés être malade la nuit ! Oups...
Quand je sollicite une installation Internet pour pouvoir donner des nouvelles aux familles par Skype, la direction demande qui va prendre en charge l’abonnement (500 euros par an). Visiblement trop cher pour revoir peut-être une dernière fois ses enfants, petits enfants... »


Il y en a qui pète les plombs !
Patrice, animateur socio-éducatif dans l’Isère

« C’est vrai, on n’est pas des soignants dans le sens médical des choses, mais notre travail c’est de prendre soin de ceux pour ont été mis hors d’état par la société à travers la famille, le travail, la rue, la migration, la violence, etc. En ce moment de crise sanitaire, c’est encore plus le cas, mais malheureusement, notre public n’est pas un public qui compte. Et pourtant, dans nos structures voironnaises, on a un public qui va d’un bébé à naître à des personnes âgées. Finalement, comme d’habitude, on est sans moyens et on se débrouille comme on peut. Ma collègue secrétaire a fait des masques, on a acheté du gel hydroalcoolique quand on en a trouvé, bref, on fait avec la débrouille.
Mais au-delà de cette problématique de l’hygiène, il y a celle très importante du lien. Qu’en est-il du lien actuellement avec le confinement ? Comment les gens passent leur temps qui ne passe pas, avec leur angoisse, leur addiction, le nombre de personnes dans un petit appartement ? Et ce discours pas rassurant du gouvernement Macron, discours on ne peut plus angoissant pour des gens qui ont déjà beaucoup d’angoisses !

On ne peut serrer personne dans les bras. On ne peut plus faire d’atelier en commun, moi qui suis animateur, ça me désole. Ce matin, j’ai ouvert la salle commune, il n’a pas fallu trente secondes pour les voir arriver et parler, parler, parler. Des bras se sont tendus, j’ai du dire non malheureusement. Je leur ai posé la question de comment ils vivaient la chose : on est en prison, il n’y a que la télé, je m’ennuie à mourir, j’ai plus d’alcool, je déprime. Alors on s’organise avec les collègues restants pour aller faire des courses, acheter une bière, de la nourriture, on téléphone, mais le téléphone, il pleure. Il y en a qui pète les plombs !

Ni la DDCS [Direction départementale de la cohésion sociale], ni l’ARS [Agence régionale de la santé], ni Macron et son gouvernement ne se soucient de nous, et de ceux encore plus nombreux qui nous demandent de l’aide pour manger, dormir, se doucher, etc. La guerre au pauvre est toujours en marche ! Mes collègues et moi et nos résidents ont choisi la lutte contre la pauvreté. »


« Les limites de l’indécence, c’est comme la longueur des ourlets... »
Anonyme, employée LVMH à Paris

« Employée du groupe LVMH, je viens de recevoir par mail la demande de prise de congés durant le confinement ainsi que la confirmation de mise au chômage partiel de nos équipes.

Je tiens donc à remercier tous les contribuables de France qui paieront les salaires des employés de Mr Arnault pour les semaines à venir. Merci aussi pour le financement indirect du charity business plan du groupe puisque, d’une certaine façon, vous financez l’achat des masques et gels hydroalcooliques Dior généreusement offerts par notre bon maître. Et puis, enfin, merci de permettre à Bernard d’opérer le rachat de 93 millions de titres de son groupe en allégeant ses charges fixes. Voilà voilà, on précise quand même que, conscients de l’indécence à profiter des aides d’Etat en ce moment, la maison Chanel a, elle, renoncé au chômage partiel... Les limites de l’indécence, c’est comme la longueur des ourlets, c’est une question de goût personnel. »


Entre boîte qui coule et ados à faire travailler, pas loin de la dépression…
Fanny, architecte dans le Finistère

1/ Je suis architecte en libéral, seule à mon compte, je gagne environ 1 800 euros par mois, j’ai trois enfants. Je n’ai pas droit aux indemnités garde enfants coronavirus. Macron et ses ministres mentent : ils disent que tout le monde y a droit (artisans, indépendants, auto entrepreneurs) mais ma caisse assurance maladie me l’a confirmé : je n’y ai pas droit. Je suis dépitée et en colère. Ma boîte va couler. Dix ans que je bosse comme une dingue pour un salaire de misère.

2/ Les profs inondent mes trois ados de travail, de devoirs maison et même d’interros en ligne. Enorme pression scolaire qui oppresse car je tente de les aider à tenir le rythme. Pression scolaire en plein confinement, c’est oppressant, très oppressant.

3/ Je crains la dépression. Je me sens pas loin.

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