«J’ai eu la flemme de cuisiner. Je t’ai ramené ça. »
Ma cousine Olivia m’a offert un livre pour mon anniversaire, alors que je demande, lassé par l’accumulation d’objets, que les invités passent avec une bouteille ou un petit plat afin de partager un bon moment ensemble.
Bien lui en a pris !
Parce que Pisser dans les cours d’eau, de Serge Hastom, regroupe les trois premiers numéros d’une revue au nom bigrement inspirant : « Invendable. » Sur une centaine de pages, elle « propose de grands reportages sous une forme débridée, du journalisme en caméra embarquée, de longs récits de voyage impertinents mais documentés, à la fois sérieux et olé olé ».
Une démarche toute fakirienne : aller vers les gens ordinaires, les écouter, même quand ils semblent différents. Car peut-on comprendre un pays si on n’y croise que des hommes, des femmes qui nous ressemblent ?
Un premier reportage, « Autostop Poutine », se déroule en 2023, en Russie.
Sous sa couverture de professeur en culture générale, Serge Hastom y chemine en autostop, de Sébastopol à Vladivostok. Un bon moyen d’engager la conversation dans ce pays dont il s’étonne qu’on ne sache presque rien.
Et l’accueil qui lui est réservé, hormis quelques rares soupçons d’espionnage, est plutôt bon, voire enthousiaste. La présence d’un Français sur le bord de la route étonne, comme en témoigne cet épiso



