« C'est une première en France de développer un procédé complètement continu et on est en train de travailler sur d'autres principes actifs pour aider les patients français, qu'ils n'aient plus de rupture de leurs médicaments. » Édith Lecomte-Norrant, docteur en génie chimique, est une lumière dans le brouillard médicamenteux français. Depuis quelques années, au cœur de la zone industrielle d’Aubagne, son laboratoire développe un procédé de fabrication de paracétamol unique en France. Le nom de ce fleuron ? Ipsomédic. Édith en est la fondatrice et présidente. La boîte compte aujourd’hui dix-sept salariés.
Un produit français et moins cher.
« En moins de quelques heures, à partir du phénol, on fait du paracétamol. Tout est en continu et automatisé : température, pression, débit et analyses en ligne. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on est devenus compétitifs par rapport à nos concurrents. » En fait, Ipsomédic vend des licences pour que des boîtes fabriquent du paracétamol en France. Une production de A à Z en France, à partir d’une matière première européenne, le phénol, qui arrive d’Allemagne et de Belgique.
On se pince, tellement c’est beau : « On est à moins de 10 kilos de rejet par kilogramme de paracétamol, alors qu’en Asie, là d’où provient une grosse majorité du produit, on est à 150 kilos de rejet par kilo de paracétamol. Là-bas, ils n’ont pas de contraintes environnementa



