« À l’intérieur du casque j’ai mesuré, ça monte à plus de 40°C. J’ai pris un thermos-hygromètre, c’est comme une station météo, j’ai un capteur qui prend la température. L’indice de chaleur, le WBGT, c’est l’armée américaine qui a créé ça en 1956. Eh bah j’ai mesuré en plein soleil à midi… 51°C ! Au bout de seulement dix minutes d’exposition. Là ça peut être dangereux... » C’est Jules, ouvrier de voirie à Nantes, qui me raconte ça. Il a pris la température sur le chantier du pont Anne de Bretagne.
67°C mesuré sur un chantier à Pontivy (Morbihan).
Frédéric Mau, secrétaire général de la fédération CGT construction, dit mieux. « « Faire bosser les gens sous 50°C, voire 60°C... On m’a même envoyé un relevé de température de 67°C sur un chantier à Pontivy dans le 56 (Morbihan), à 13h00, le 9 juillet. Le gars, c’est un régleur finisseur, il bosse sur le bitume, à un mètre du sol. » Frédéric, chemise blanche, tatouage sur le bras, me reçoit au siège de la CGT, en fumant sa clope. Le bâtiment est gigantesque, des affiches de luttes sur tous les murs. Il nous fait couler deux cafés, et poursuit. « Les températures sont prises à l’ombre. Il faut rajouter 15°C pour avoir la température en plein cagnard. Donc quand on dit 40, pour celui qui bosse en plein soleil,&nb



