« Nous devons convoquer à nouveau l’esprit qui a présidé à l’adoption de l’accord de Paris : le choix du multilatéralisme face au repli sur soi, de la science face à l’idéologie et de l’action face au fatalisme. » Sur la scène internationale, les grandes déclarations sans lendemain, Emmanuel Macron sait faire. On avait eu droit au “Make Our Planet Great Again”,un soir d’hiver 2017. Alors, en ouverture de la COP30 de Belém au Brésil, censée, en théorie, réfléchir aux pistes pour freiner le réchauffement climatique en cours, le président français fait le beau, encore et toujours.
Sécheresses, incendies, pluies torrentielles, inondations, typhons dévastateurs comme en ce moment même aux Philippines… Dix ans après les promesses non tenues de la COP21 à Paris, les effets de la catastrophe climatique sont de plus en plus visibles. Selon les chiffres que vient de publier le Centre Interprofessionnel Technique d’Études de la Pollution Atmosphérique (CITEPA), la baisse des émissions de gaz à effet de serre sur le territoire français atteindrait – 0,8 % à la fin de cette année par rapport à 2024. Cette baisse est inférieure à celles des années précédentes et « très en deçà du rythme nécessaire pour atteindre les objectifs 2022-2030 fixés à environ -5 % par an », notent les experts. Surtout, elle ne prend évidemment pas en compte les émissions dont la France est responsable à l’étranger – tous



