Le prochain Fakir est en kiosque ce jeudi 4 décembre!

j
h
min

Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

Quand un hôpital psy saborde son héritage humaniste

J’avais atterri dans les jardins de Sainte-Anne un peu par hasard, au gré d’un autre reportage. Sur fond de musique antillaise, Benjamin et Ronny m’ont raconté ces soins psy qu’on assassine…
saine anne

Publié le 29 juin 2026

« Les soins psychiatriques sont mieux adaptés dans des bâtiments horizontaux, quand il y a des jardins, etc., plutôt que dans des immeubles verticaux : tu as moins l’effet de claustrophobie qui crée de la pression supplémentaire. ça rend moins stressant les prises en charge… » Benjamin est infirmier au CAC, le centre d’accueil et de crise, une unité de soin psychiatrique de l’hôpital Sainte-Anne, à Paris.

- Mais alors, pourquoi vous voulez partir ? »

Ronny, aide-soignant, et Imelda, infirmière du CAC, aujourd’hui à la retraite, qui nous ont rejoints, nous interrompent d’un geste : un membre de la direction nous observe, plus loin, derrière les grilles. Il faut dire que la lutte des soignants dure depuis un an. Et que c’est tendu…

On s’éloigne, du coup : Benjamin me fait visiter le parc de l’hôpital GHU, à Paris. Il y a des jardins, des bâtiments en pierre ocre, des colonnades surmontées d’une charpente en bois. Plus loin, dans un bout du parc, résonne Bob Marley. Les soignants antillais proposent des repas : c’est la fête de l’association Kanel, une asso antillaise qui travaille avec le GHU.

Imaginé par Ginette Amado, psychiatre française engagée pour des soins humanistes, le centre d'accueil et de crise de l’hôpital Sainte-Anne est loin, très loin des asiles d’aliénés qu’on connaissait encore avant et après la seconde Guerre mondiale

Contenu réservé à nos abonné·es

3€ par mois seulement !

Vous devez être connecté·e à votre compte Fakir pour accéder à cet article.

Articles associés

Pour ne rien rater, inscrivez-vous à la

NIOUZLAITEUR

Les plus lus

Les plus lus

Retour en haut

Dans ce numéro