« Depuis plus de quinze ans, les représentants de l’État sont au courant de cette contamination et n’ont pas mis en place de dispositifs suffisants pour la prévenir… »
C’est des associations qui ont pondu ce communiqué.
Ça ne vous rappelle rien ?
Il y a eu l’amiante.
Il y a eu, en 2021 et 2023, grâce à l’Affaire du siècle et Justice pour le vivant, la condamnation de l’État pour inaction en matière de lutte contre le changement climatique et pour sa responsabilité dans l’effondrement de la biodiversité.
Et voilà qu’aujourd’hui, l’État est une nouvelle fois assigné en justice pour réparer l’anxiété des riverains et faire cesser le préjudice écologique. Cette fois, c’est à propos des Pfas, ces polluants éternels présents dans certains pesticides et largement utilisés dans l’industrie. Associés à des troubles hormonaux ainsi qu’à des atteintes du système immunitaire et reproducteur, les Pfas représentent un vrai danger pour la santé.
Que les pollueurs paient
À l’origine de cette requête, les collectifs Générations Futures, Notre Affaire à Tous et Bloom, ainsi que six citoyens exposés. Ils demandent des mesures visant « la cessation de tous les rejets de Pfas dans l’environnement », et à « réparer le préjudice écologique » en « mettant en place des dispositifs pollueur-payeur pour couvrir les frais liés à la dépollution ». Ils ont saisi



