« Le niveau de production ne correspond pas avec les besoins des saumons : une aquaculture respectueuse, c’est 10 kg/m3 en général. Là , le projet prévoit une densité de 80 à 120 kilos au mètre cube. »
Avec Julie, chargée de campagne de Compassion in world farming (CIWF) – une organisation européenne qui lutte contre les élevages intensifs – on discute du sort réservé aux 2,5 millions de poissons que Pure Salmon prévoit d’entasser dans vingt-quatre bassins.
Mardi 4 août, la préfète, Sophie Brocas, a autorisé l’installation d’une mégaferme de saumons à Saint-Vivien-de-Médoc, en Gironde. Elle valide ainsi le projet Pure Salmon, soutenu par un investisseur singapourien, qui prévoit de consommer deux millions de mètres cubes d’eau des nappes souterraines chaque année.
Une décision déconnectée
Pour son élevage, Pure Salmon se base sur la technologie de l’aquaculture en recirculation (RAS). En clair, il s’agit d’un circuit fermé où l’eau est continuellement traitée et réinjectée dans les bassins. Selon Julie, le système RAS n’est pas une réponse durable et reproduit un modèle d’élevage intensif qui ne garantit pas un niveau de bien-être aux poissons.
Au téléphone, Julie prend le temps de tout expliquer. « La ferme compte produire jusqu’à 10 000 tonnes de saumons par an. Les risques de mortalité sont très élevés pour les poissons puisqu’ils dépendent d’un système très technique pour lâ



