« Très concrètement, grâce à un logiciel que j’avais demandé il y a un an, on a pu, en ce début d’année, et c’est la première fois qu’on le déploie… » Ce sont les premières paroles du ministre de l’éducation Edouard Geffray, au journal télévisé de TF1 à 20h00, le 8 octobre. Autant dire qu’il ne craint pas le ridicule : face à la mobilisation lycéenne, à la répression policière, le ministre commence par évoquer un obscur logiciel pour résoudre une crise profonde.
On ne s’échappe pas si facilement la start-up nation…
3000 profs sortis du chapeau ?
A Fakir, on a rencontré Grégory Frackowiak, secrétaire national du Snes-FSU (second degré). Lui et ses camarades discutent des chiffres et du budget consacré aux élèves avec les services du ministère de l'éducation depuis de longues années, sans avoir besoin de logiciel. Parce que ces chiffres, ils sont connus.
D’où la question : Edouard Geffray discute-t-il avec ses services ?
Revenons-en aux faits : grâce à son fameux logiciel, donc, Edouard Geffray certifiait sur TF1 avoir identifié les établissements en manque de personnel, soit « 114 lycées qui sont rouges » et « 400 qui sont oranges ». Il prévoit d’y envoyer 3000 professeurs remplaçants, profs qui n’étaient pas affectés jusque-là. Tout ça se fera « dans les prochaines heures », « parce que jusqu’à présent on savait mal les



