« On l’a appris dans la nuit, vers minuit et demi : pour nous, pour le monde paysan, c’est une catastrophe. » Stéphane Galais, paysan près de Saint-Malo et porte-parole de la Confédération Paysanne, en a gros sur le cœur. « C’est complètement à contre-sens de l’Histoire. Ils ne comprennent pas ce qui se passe dans nos campagnes, et ça nous met en colère. On souffre sur le plan économique, sur le plan physique, dans nos têtes, dans nos cœurs. Alors que nos productions sont en train de cramer, on nous sort cette loi... »
Cette loi, c’est la loi d’« urgence agricole », votée par l’Assemblée nationale cette nuit, le 21 juillet, grâce à l’alliance de l’extrême droite, de la droite et de la macronie. Contre les recommandations scientifiques, contre l’avis de seize sociétés savantes, et de nombreuses associations écologiques. « Face au changement climatique, l’agriculture a besoin d’investissements massifs dans la transition agroécologique et de garantir un revenu digne aux paysans et paysannes, pas de nouveaux reculs environnementaux. Affaiblir la protection de l’eau, détruire les zones humides et réintroduire des pesticides dont la dangerosité est avérée, c’est saborder la capacité même de notre agriculture à produire demain » résume Morgane Piederrière, responsable du plaidoyer chez France Nature Environnement.
L’eau, ressource privatisée.
Stéphane Galais, de la Con



