« Nous présenterons un plan d’économies de 125 milliards d’euros avant le débat budgétaire. Le premier qui doit faire un effort, c’est l’État, qui doit baisser son train de vie. » Ce jeudi 27 août, sur le court central Philippe Chartrier, pas de trace d’Arthur Fils, nouveau prodige du tennis français. Au programme ? Le premier débat des présidentielles, organisé à l’initiative du Mouvement des entreprises de France (Medef), rassemblait les sept principaux candidats, sur un format long. Avec un mérite principal : pouvoir parler (enfin) d’économie. Mettre sur pause les polémiques identitaires pendant un peu plus de trois heures, pour pouvoir parler de fond, du modèle économique que l’on veut pour le pays. Un premier débat présidentiel de qualité, révélateur à plus d’un titre.
Marine Le Pen, qui caracole toujours en tête des sondages malgré sa condamnation judiciaire pour détournement de fonds publics, avait par exemple un message à faire passer. Non pas aux habitants de sa circonscription et du pays, après un été aux airs d’apocalypse, mais aux dirigeants économiques du pays. Une annonce martelée en introduction et en conclusion : un grand plan d’austérité « de 125 milliards d’euros avant le débat budgétaire » pour « assurer le redressement des finances publiques ».
Pour mieux mesurer le virage à 180°C de Marine Le Pen avec cette annonce, le plus efficace, c’est touj



