En janvier 2004, alors qu’Alain Juppé était reconnu coupable dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, Marine Le Pen, alors vice-présidente du parti d’extrême droite, s'insurgeait quant au détournement de fonds publics. « « Tout le monde a piqué de l'argent dans la caisse sauf le Front national, et on trouve ça normal ? Les Français en ont marre. Ils en ont marre des affaires. Ils en ont marre de voir des élus, je suis navrée de vous le dire, qui détournent de l'argent. C'est scandaleux. »
En effet, c’est scandaleux. Marine Le Pen continuait : « Parce que je vais vous dire, avec tout cet argent, ce qu'on aurait fait, en termes de Restos du Cœur, en termes d'opérations Pièces jaunes… »
Le RN détourne l’équivalent de… 250 années au SMIC !
C’est une bonne méthode, ça : convertir les sommes détournées, par exemple, en repas aux Restos du Cœur, pour que tout ça soit un peu plus concret…
Le 31 mars 2025, Marine Le Pen a été condamnée (non, elle n’est pas « victime », rappelons-le) à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ans ferme, et à une peine d’inéligibilité de cinq ans par le tribunal correctionnel de Paris pour « abus de confiance » et « détournement de fonds publics » dans l’affaire des assistants parlementaires européens du RN. Alors que son procès en appel s’ouvre ce mardi 13 janvier, c’est l’occasion de se liv



