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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

Hôpital : l’Etat et sa mécanique du pire

Depuis des années, l’hôpital de Creil doit suivre une feuille de route fortement conseillée par l’Agence régionale de santé. Résultat : les services continuent de fermer…

« Mon mal vient de plus loin » me disent, entre les lignes, soignants et élus. Parce qu’il y a des « ghettos de riches et des ghettos de pauvres », y compris pour l’hôpital…

Moi, j’étais juste venue m’informer sur le service de pneumologie qui a fermé cet été, à Creil. Et on me raconte surtout une histoire de fusion entre hôpitaux.

Voilà l’histoire : l’hôpital de Creil et celui de Senlis ont commencé par « fusionner », selon les termes des autorités. En langage plus clair : ils ont fermé des services, dans chacun d’entre eux. « Fusionner », ça rend mieux, presque moderne, dans le verbiage des dirigeants. Mais la réalité, c’est bel et bien des services qui ferment, par volonté « d’économies », de « rationalisation », de « contraintes budgétaires ». Comme partout… Du coup, on a mis la maternité d’un côté (à Senlis) et la pédiatrie dans l’autre (à Creil). Entre les deux établissements : 17 km, sans le moindre train pour les relier, et une pauvre ligne de bus installée par la région.

A Fakir, on n’est même plus étonnés…

Reste la question : comment font les futures mères de Creil, sur le point d’accoucher, alors que 40 % des foyers n’y ont pas de voiture ?

Qui décide de ces fusions et de ces transferts qui prennent de jolis noms, qu’on appelle « réorganisations » ?

Loïc, médecin et syndiqué à la CGT, ancien chef des Urgences, nous suggère plutôt de regarder à qui profite le crime… Alors Fakir a démonté la mécanique du pire, s’est plongé dans les archives pour retrouver les responsables de la forfaiture.

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