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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

Ils attaquent même la 5e semaine de congés payés !

L’information est passée sous les radars, mais la 5e semaine de congés payés est menacée. C’est Astrid Panosyan-Bouvet, la ministre du Travail, qui a lâché la bombe : elle veut « monétiser la cinquième semaine de congés payés ». En plus clair : ne pas partir en vacances et être payé, à la place. Alors que les salaires baissent, alors que 40 % des Français ne partent déjà pas en vacances, alors que la mesure sera imposée, comme toujours, aux salariés les plus fragiles, c’est une nouvelle attaque en règle contre une conquête historique des Français, contre notre droit au bonheur. Mais on ne s’arrête pas à ces détails, quand on est une ministre multimillionnaire…
congés payés

Publié le 17 juillet 2025

« Nous avons également un objectif d’augmenter le temps de travail dans un contexte où déjà quatre salariés sur dix font des heures supplémentaires avec, par exemple, la possibilité de monétiser la cinquième semaine de congés payés. » Quelques minutes après la déclaration de guerre au monde du travail de François Bayrou, cette phrase de la ministre du Travail est passée inaperçue. Il faut dire qu’entre les deux jours fériés menacés, le gel des pensions de retraites et des prestations sociales, ou la volonté de ne pas remplacer un fonctionnaire sur trois, on avait déjà fort à faire avec le discours du Premier ministre.

Mais voilà : le gouvernement souhaite donc « proposer » aux salariés de monétiser leur 5e semaine de congés payés : ne pas prendre cette semaine de vacances, et être payé à la place. L’idée qui n’a rien de choquant pour les organisations patronales, les seules satisfaites par les annonces du gouvernement sur le budget – ce qui en dit long. Comme Eric Chevée, vice-président de la CGPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) : « Si cela correspond aux envies du salarié d’avoir davantage de rémunération, je ne vois pas où est le problème. »

On va aider Eric et Astrid Panosyan-Bouvet, qui n’ont pas l’air de comprendre le véritable problème : le travail ne rémunère pas assez. Ce n’es

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