« Nous avons également un objectif d’augmenter le temps de travail dans un contexte où déjà quatre salariés sur dix font des heures supplémentaires avec, par exemple, la possibilité de monétiser la cinquième semaine de congés payés. » Quelques minutes après la déclaration de guerre au monde du travail de François Bayrou, cette phrase de la ministre du Travail est passée inaperçue. Il faut dire qu’entre les deux jours fériés menacés, le gel des pensions de retraites et des prestations sociales, ou la volonté de ne pas remplacer un fonctionnaire sur trois, on avait déjà fort à faire avec le discours du Premier ministre.
« Je ne vois pas où est le problème… »
Mais voilà : le gouvernement souhaite donc « proposer » aux salariés de monétiser leur 5e semaine de congés payés : ne pas prendre cette semaine de vacances, et être payé à la place. L’idée qui n’a rien de choquant pour les organisations patronales, les seules satisfaites par les annonces du gouvernement sur le budget – ce qui en dit long. Comme Eric Chevée, vice-président de la CGPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) : « Si cela correspond aux envies du salarié d’avoir davantage de rémunération, je ne vois pas où est le problème. »
On va aider Eric et Astrid Panosyan-Bouvet, qui n’ont pas l’air de comprendre le véritable problème : le travail ne rémunère pas assez. Ce n’es



