Vendredi 13 février – 14h48
« On est plusieurs à être surpris.e.s et effrayé.e.s de voir à quel point la dimension nationale des municipales est sous-estimée.
- Le Sénat est élu à 95% par des conseillers municipaux. Donc les municipales, c'est les sénatoriales.
- Le RN a changé de stratégie et a décidé d’investir en masse les municipales pour s'ancrer localement et faire une percée au Sénat. »
On a reçu ce message – cette alerte, pourrait-on dire – en fin de semaine passée. Et c’est vrai, a-t-on tilté : les Municipales, c’est un enjeu essentiel sur le plan local (voir notre série ici), mais c’est aussi, et même beaucoup, national. Pourquoi on insiste là-dessus maintenant, à un mois des municipales (ces 15 et 22 mars prochain) ? Parce que le Sénat est élu, en effet, à 95 % par des conseillers municipaux (plus 5 % directement dans certains territoires d’Outre-mer), par renouvellement d’un tiers des sénateurs tous les trois ans. Donc les municipales, c'est les sénatoriales.
Autant dire que toutes les lois qui bloquées ou approuvées au Parlement dépendent de notre choix au moment d’élire un ou une maire. La période récente en a offert plusieurs exemples parlants, avec des avancées bloquées ou des lois mortifères poussées en pleine lumière : le refus d’un statut pour les AESH, la loi Duplomb et la « réforme » des retraites.



