« Ces ultrariches paient entre 0 % et 0,6 % de leur patrimoine en impôt individuel sur le revenu. Environ 0,6 % dans un pays comme les Etats-Unis et 0,1 % dans un pays comme la France (…). Leurs taux d’imposition sont plus bas que ceux des classes moyennes. » Ce n’est pas Fakir qui tient la plume, mais sept prix Nobel d’économie dans une tribune publiée ce 7 juillet 2025.
557 milliards : l’éléphant au milieu de la pièce… qu’on refuse de regarder.
Leur constat est simple, c’est même l’éléphant au milieu de la pièce : il y a accumulation d’une montagne de richesse tout là-haut, pratiquement pas taxée, quand les 99 % se rationnent, en-dessous. Accrochez-vous, les chiffres donnent le tournis : en 1996, première année du classement Challenges, les 500 fortunes de France possédaient, en patrimoines cumulés, 80 milliards d’euros. Dix ans plus tard, avant la crise financière de 2008, le butin dépassait tout juste les 200 milliards. C’est sous François Hollande, avec, il faut toujours le rappeler, Emmanuel Macron comme secrétaire adjoint de l’Elysée, puis ministre de l’Economie, que la fortune des 500 ultrariches commence à s’envoler : passant de 267 milliards en 2012 à 571 milliards en 2017. C’est l’époque bénie, pour les ultra-riches, de mesures telles que le Crédit impôt compétitivité emploi, imaginé par Macron, qui reverse 24 milliards par an en particuli



