« Le bistrot, c’est le Parlement du peuple. Ici à Méricourt on avait quinze bistrots, on en a plus que trois. Où est-ce que les gens se rencontrent, s’engueulent, se parlent ? » On entend ça, partout, en reportage, à Fakir : les PMU foutent le camp, le lien social avec. La dernière en date ? À Méricourt, dans le bassin minier, dans la circonscription de Marine Le Pen (avec un long reportage à retrouver dans notre prochain numéro, en kiosque le 28 février). Alors, quand on a vu passer l’étudedu Centre pour la recherche économique et ses applications (Cepremap), on s’est plongés dedans : enfin des chiffres et une étude scientifique sur ce qu’on raconte depuis des années à Fakir, notamment en ouverture de notre numéro spécial Comment la gauche va gagner, dans le dossier « La Révolution par les thuyas ! ».
Une hécatombe silencieuse : la fermeture de plus de 80 % des bars-tabac en France en soixante ans.
L’étude, publiée ce 30 janvier 2026 par le chercheur en science politique Hugo Subtil, l’annonce dès le titre : Quand les bars-tabas ferment : l’érosion du lien social local et la progression du vote d’extrême droite en France. Elle a le mérite, d’abord, de poser des chiffres : 18 000 fermetures de bars-tabacs entre 2002 et 2022 en France. Le chercheur a aussi combiné les résultats de cette désertification sociale (de 200 000 cafés et bistrots en 1960 à 39 000 en 2023, soit



