« Il va y avoir de la misère sociale. Il va y avoir des familles qui vont se retrouver dans une merde noire. Un géant du verre qui sacrifie une fois de plus l’humain sur l’autel de la rentabilité… » Stéphane Leroy, délégué CGT du site de Vayres (Gironde), en a gros sur le cœur. Son entreprise, le verrier O-I, pour Owens-Illionois, 2 200 employés en France, vient d’annoncer 316 emplois supprimés au début du mois, dont 81 licenciements sur son site de Vayres. C’est le site de Vergèze (Gard) qui est le plus touché : fermeture complète de l’usine et « 164 salariés jetés à la rue ». Un des... 345 plans sociaux en cours dans le pays. Les ouvriers fabriquaient des bouteilles en verre, site on ne peut plus stratégique face à la crise climatique.
Ces décisions « sont le fruit d’une stratégie purement financière, sans aucune considération pour les salariés ni pour l’avenir de l’industrie verrière en France », selon Stéphane Leroy. Pour justifier ces suppressions de postes, le géant américain prétexte, on ne s’en étonne même plus, la concurrence. Mais oublie de mentionner les droits de douane annoncés par Donald Trump, même si Stéphane Leroy les a bien en tête : « Ça va avoir une répercussion supplémentaire, c'est obligé. » Et si la couverture médiatique de la guerre commerciale lancée par Trump est énorme, le passage sous silence du tsunami social sur l’emploi en France (lire ici notre article sur Ve



