"Martin Hirsch, ou la volonté d'être utile", titre une dépêche AFP, reprise par Les Echos, La Croix, etc. "Hirsch n'a rien renié", approuvent Les dernières nouvelles d'Alsace. "Hirsch, mission accomplie et départ choisi", applaudit carrément Libération, qui lui tresse une couronne de lauriers : "De tous les ministres 'de gauche', il était le seul à avoir pris au mot Nicolas Sarkozy qui assurait que l'ouverture n'impliquait pas que l'on renonce à ses convictions..."
Et si en vérité c'était le pire ? Si, en effet, il n'avait pas "renoncé à ses convictions" parce qu'il n'avait pas de convictions auxquelles renoncer ? Si l'imposture c'était l'inverse : quand on le qualifie "de gauche", quand on le présente en "héritier de l'abbé Pierre" ? Fakir et Là-bas si j'y suis ont mené l'enquête.
*Notre dent contre Martin Hirsch,*] une grosse molaire même, ne date pas du RSA, ni de Sarkozy, mais d'avant, déjà. Du 6 juin 2005. Il avait milité, les mois précédents, pour un "oui subversif" à la Constitution, un traité qui allait faire l'Europe "une terre d'accueil, prête à partager et à échanger ses richesses". Et il avait entraîné l'abbé Pierre avec lui. Ce matin là, sur France Inter, il changeait de cause, mais tout aussi "subversive" : aux côtés de Lagardère, Accor, Bouygues, Carrefour, LVMH, France Télécom, Publicis, Sanofi, Renault, Suez, Emmaüs France voulait les "JO 2012 à Paris". Et pour quelles raisons humanitaires ? Parce que l



