Le prochain Fakir est en kiosque ce jeudi 4 décembre!

j
h
min

Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

Martinique : l’alcool triste

Le béké Thierry avait tout pour être heureux : des terres, une rhumerie, presque des esclaves. Mais voilà qu’il considère les noirs comme ses « amis »…

Publié le 5 juin 2010

Avant de m'amener sur son île, David, mon beau-frère martiniquais m'avait déjà offert, en banlieue parisienne, un aperçu des coutumes antillaises. Des ti-punchs à me retourner le crâne, moi, le buveur de Schnaps lorrain. " Mais tu sais, ces doses-là, chez moi, ce sont les grands-mères qui les boivent. " J'ai d'abord pris ça à la blague. Mais c'est dans l'avion, à peine quitté la piste d'Orly, que j'ai hésité : un Martiniquais, assis dans la rangée voisine, sort sa grosse fiole de whisky. Elle ne tiendra pas le trajet.

David, partir ou mourir (à rhum doux)

Les jours suivants, on arpente les rues de Basse-Pointe, la ville d'Aimé Césaire, dans un nord-est très éloigné des plages du sud où sont parqués les touristes. Chez David, pas de sable blanc et de grands hôtels, pas de carte postale. Ici, l'océan est agressif et le sable noir, en provenance du volcan de la Montagne Pelée qui domine le secteur. Sainte-Marie, Le Lorrain, Trinité, François… Sur les routes, dans toutes les communes, des jeunes, plusieurs dizaines, sont assis sur des murets, par petits groupes, dans le centre de la ville-le “bourg” comme ils disent. Les bouteilles de rhum sont bien visibles, posées à côté d'eux. " Dès le matin, tous les jours de la semaine, ils fument des pétards et boivent. Il y a beaucoup de pauvreté en Martinique. C'est la galère pour trouver un boulot. Avant de venir en Ile-de-France, j'ai travaillé dans

Contenu réservé à nos abonné·es

3€ par mois seulement !

Vous devez être connecté·e à votre compte Fakir pour accéder à cet article.

Articles associés

Pour ne rien rater, inscrivez-vous à la

NIOUZLAITEUR

Les plus lus

Les plus lus

Retour en haut

Dans ce numéro