« Le Nutri-Score ? Oui je fais attention. Quand j’hésite entre deux produits de marques différentes, je regarde lequel est le mieux noté… » Avec Lyana, on s’était retrouvées côte à côte au rayon des conserves, dans un supermarché amiénois, à 9h00 du matin... Comme j’hésitais, et voyant qu’elle prenait elle aussi son temps pour choisir, je la questionnais sur le Nutri-Score, les A, B, C, D, E pleins de couleurs, ce fameux système de classement en faveur d’une alimentation équilibrée, dont j’hésite à penser s’il s’agit d’une méthode positive ou d’un argument commercial pas vraiment fiable.
Elle semble plus convaincue : « C’est une bonne chose si ça devient obligatoire, au moins il sera plus facile de savoir quel produit est le moins mauvais pour notre santé. Même si parfois c’est assez trompeur ! » Elle a l’air de s’y connaître : « Au rayon surgelés, il y a des produits bien classés, A ou B, pourtant ce sont des produits qui doivent être frits pour être mangés... C’est weird [bizarre] ». Elle me parle en anglais, Lyana : de Belgique, elle est arrivée à Amiens pour un stage de fin de master dans un laboratoire de recherche.
« Vous l’avez aussi ce système de classement, en Belgique ?
- Oui, c’est très pratique. Have a good day ! », me lâche-t-elle, filant avec une boîte de ratatouille à la main.



