Gabin (son prénom a été modifié) et Léon m’avaient tous les deux parlé de cette application, Lilu, comme un truc qui fonctionne mieux, dans le dédale de la rentrée universitaire, pour les étudiants. « C’est plus pratique que le reste », me racontait Gabin. « C’est sur ton téléphone. Tu as accès aux mails, et c’est mieux que Zimbra, un autre logiciel d’accès aux mails de l’université. Tu peux voir les menus du Crous. Tu peux avoir les emplois du temps... Bon, moi, l’emploi du temps, l’année dernière, je ne l’ai jamais eu. Le mec qui gérait notre promo n’a jamais réussi à afficher les emplois du temps par personne. Il a essayé, ça se voyait qu’il essayait. En vain. Au final il a mis les plannings de tous les groupes de manière global. »
Les applis, c’est bien. Quand ça fonctionne. Quand la connexion est bonne. Quand un être humain répare les incidents. Quand un autre l’alimente en bonnes informations. En attendant tout ça, comment font les étudiants ?
Parce qu’aujourd’hui, c’est ainsi : tout se passe, tout se fait sur appli. Même pour organiser ses études.
"Mettre les mains dans le cambouis."
Pour comprendre comment se passe cette rentrée, j’envoie des sms aux copains de ma fille. Ça aide, d’avoir des enfants, quand on bosse à Fakir.
Victor, par exemple, commence ses études de Lettres à l’université d’Arras. « Durant la pré-rentrée, on nous a expliqué que toutes



