« Les discours qui consistent à expliquer que tous les maux de la société sont la responsabilité des arabo-musulmans font des morts aujourd’hui. On vient d’assister à un attentat à connotation raciste, probablement islamophobe. Les gens qui ont été visés aujourd’hui ça aurait pu être ma mère, mes frères. Il faut qu’on soit collectivement lucides sur le fait que les discours qui arment idéologiquement ceux qui sont capables de passer à l’acte sont criminels. Il faut donc les condamner comme tels. Dans un grand pays comme le nôtre, il faut plaider la concorde civile. »
Malgré l’émotion, les premiers mots d’Ali Rabeh, le maire de Trappes, étaient très justes, ce vendredi 26 octobre, quand dans sa commune de Trappes (Yvelines), un attentat raciste a fauché la vie Pengo Bossio Wangi, un jeune homme de 26 ans, et blessé cinq autres personnes. « Une fillette de douze ans a été ciblée d’une rafale d’armes automatique, dans notre pays. Son crime c’est probablement d’être racisée. »
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Des responsabilités immenses
Les responsabilités sont immenses. Ali Rabeh insiste sur le rôle des médias : « C’est aussi sur ces plateaux que se fabrique le discours idéologique qui permet à des personnes comme ce monsieur d’organiser, de planifier leur attentat en considérant qu’ils doivent faire la guerre contre un ennemi de l’intérieur. » Fakir vous a sél



