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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

Asunaça de esquerra

Dans le grand bazar de « la gauche de gauche », une région nous montre le chemin…

Publié le 10 mars 2010

Comment je fais pour expliquer ça à ma mère ? Dans ma région, en Picardie, une partie des élus communistes s'allie dès le premier tour avec le PS, d'autres cocos forment le Front de Gauche avec le PG et la Gauche Unitaire, la bande à Gremetz s'en va toute seule, le NPA aussi, et Lutte Ouvrière sans doute, pour le Parti des Travailleurs je ne sais pas. Va falloir qu'elle s'accroche, maman, pour piger les divisions des sous-fractions, les subtilités tactiques, les finesses dialectiques, les nuances stratégiques. Et comment je fais, pour convaincre des copains, ou les ouvriers de chez Conti, ou des employées de Pimkie, que cette " gauche de gauche " n'est pas éternellement condamnée à la défaite, à l'impuissance, à la puérilité – et même au ridicule ? Dans ce grand bazar, une région faisait exception : le Languedoc-Roussillon. Une liste unique, avec le PC, le NPA, le PG, la FASE, les Alternatifs, et même " les objecteurs de croissance " ! Ils avaient fait comment, eux ? Suffisait d'y aller et de leur demander.

A l'arrachée

" On s'est fait chier, y a pas de secret. " Devant le Parc des Expositions de Montpellier, Thierry Angles descend de sa moto (une 1150 BMW, pour les amateurs). " Il a fallu les rattraper par la manche quand les portes étaient claquées à Paris. Les inviter à une réunion de la dernière chance, et que ça dure jusqu'à trois heures du matin. Deux mois de négo. Mais à la fin, on y est. "

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