
"Rouges à l'extérieur, blanc à l'intérieur, et toujours près de l'assiette au beurre."
Sous la Troisième République, les radicaux étaient ainsi comparés à des "radis". C'est qu'ils participaient à tous les gouvernements, de gauche avec les socialistes d'alors, de droite avec les conservateurs.
Les socialistes ont remplacé les radicaux : ils sont devenus "les radis" de la Cinquième République. Au gré des circonstances électorales, leur cœur penche tantôt à gauche (avec le Parti communiste, notamment), tantôt au centre (avec le Modem ou Les Verts). Lorsqu'ils partent à la bataille, c'est en rangeant leur drapeau rouge, même rosi, dans leur poche :
– Mon programme n'est pas socialiste, déclare l'un.
– Ce mot est dépassé, reprend le second.
– Je suis libéral, conclut le troisième.
Jusqu'aux masques qui tombent : pour une mission, une commission, un secrétariat d'Etat, un petit bout de ministère, une tripotée de "leaders" accordent courbettes et flatteries à Sarkozy. Ne jamais s'éloigner trop longtemps de l' "assiette au beurre"...
Alors, aujourd'hui, Fakir tient à les célébrer.
A fêter les dirigeants, et –antes, qui, depuis vingt-cinq ans, depuis 1983, "modernisent" leur parti : le font passer de la "lutte des classes" à la "concurrence libre et non faussée".
De Dominique Strauss-Kahn (Radis d'Or du Service public) à Michel Rocard (Radis d'Or de la Justice fiscale) en passant par Georges Frêche (Radis d'



