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Bernard Arnault : de l’or sur les ruines du Nord

Alors que France 2 diffuse ce jeudi 4 décembre un numéro de Cash Investigation sur Bernard Arnault, on ne pouvait pas manquer l’occasion de vous offrir notre enquête sur les méfaits commis par ce grand « capitaine d’industrie » dans la Somme pour générer sa fortune. Du sang et des larmes qu’il a fait couler, des drames qui s’en sont suivis…

Publié le 4 décembre 2025

Souvenez-vous, pour peu que vous l’ayez su un jour : en 1984, les socialistes à la tête de l’État offrent à Bernard Arnault plusieurs centaines de millions de francs d’aides publiques pour reprendre le groupe textile Boussac, détenteur de la marque Dior. La suite ? Un démantèlement en règle, des ouvriers et des travailleuses qui perdent leur emploi, des familles ruinées…

« Je crois qu’il est très mauvais pour l’État de se mêler de la gestion des entreprises privées. En général, cela mène à la catastrophe » expliquait doctement Bernard Arnault, le 21 mai 2025, lors d’une audition au Sénat reprise par Cash Investigation.

C’est pourtant l’État qui s’est mêlé de la gestion des entreprises privées, pour offrir à Bernard Arnault, sur un plateau, et en le gavant de subventions indues, le groupe qu’il allait dépecer pour constituer sa fortune, son immense fortune, puis racheter LVMH. En faisant basculer en même temps des milliers d’existences dans le drame. Une ancienne salariée nous le confiait : « C’est un prédateur qui nous méprise énormément. Arnault s’engageait à garder 12 200 salariés sur 15 000. Il n’a rien sauvé du tout. Tout ce qu’il voulait, c’était Dior. La filière textile est sinistrée. À Flixecourt, le chômage fait mal. » La richesse de ce « capitaine d’industrie » est ainsi basée sur un mensonge originel, sur du sang et des larmes : le mensonge de Boussac Saint-Frères.

En voici l’histoire, dans cet épisode en accès libre de notre série « De l’or sur les ruines du Nord »

Flixecourt, 2013.

C’est touchant. C’est juste un petit classeur, rouge, avec dedans des transparents. Le même que des centaines d’écoliers. Moins d’un euro chez Carrefour. Et il faut en dire la beauté, pourtant, de ce petit classeur rouge. Car voilà comment se conserve une tranche d’histoire populaire, comment est sauvé de l’oubli un drame qui, pourtant, a fait basculer des milliers d’existences. Juste un petit classeur rouge. Tandis qu’en face, ils se font bâtir des musées, ils réalisent des films sur leur success story, ils publient des ouvrages qui les célèbrent, et distordent ainsi une mémoire à leur gloire.
Notre Section Spéciale a donc sonné chez Mademoiselle Thierry, Catherine, une maisonnette aux briques rouges parmi d’autres maisonnettes aux briques rouges, avec pour signe distinctif des dentelles aux fenêtres et un autocollant « Stop la pub » sur la boîte à lettres…

Lire la suite ici (en accès libre !)

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