« Alors, c'est fini les stups ? » L’Haÿ-les-Roses, juillet 2010, vers 3h00 du matin. Avec mon frère, on rentre d'une soirée burger – film d'horreur chez un copain, quand j'aperçois un gyrophare dans le rétro. Deux officiers de la BAC (brigade anti-criminalité) sortent d'une voiture banalisée qui nous suivait depuis quelques minutes. L'un des deux vient à ma fenêtre : « Coupez le contact ! », il me lance, d'un ton autoritaire. « Carte d'identité, permis de conduire et papiers du véhicule… »
Moi : Mon portefeuille est dans le coffre, monsieur.
- Allez le chercher, mais si vous transportez des trucs illégaux, dites-le tout de suite, on va tout fouiller de toute façon ! »
Je sors mon double mètre du véhicule (ça fait toujours son effet), et tends mes papiers à l'agent. Il les fixe d'un regard suspicieux, et retourne à sa voiture pour « faire des vérifications ». Derrière son volant, je le vois parler dans ce qui ressemble à un talkie-walkie. Pendant ce temps, mon frère, resté côté passager, se fait cuisiner par l'autre agent. L'autre policier : « Vous avez rien d'interdit dans le véhicule : armes, drogue... ?
Mon frère : Non, rien de tout ça.
- Et sur vous ?
- Bah, je suis dans le véhicule, donc... »
Je retiens mon souffle. Mon frère n'a pas pu se retenir de faire le malin. D'autres termineraient en garde-à-vue, avec un coup de matraque en prime, pour moins que ça... Mais même à 3h00 du matin, l'agent garde une



