« On se voit quand ?
- Je termine les cours à 17h, j’enchaîne le resto à 18h. Ça va être compliqué aujourd’hui et le reste de la semaine. »
Depuis presque six mois, je n’ai pas vu Sarah, une amie de longue date. Entre ses études d’assistante de service social et son job étudiant. Faut dire qu’elle n’arrête jamais. « Tout augmente, faut bien travailler. Ça me permet de payer les courses et de mettre un peu de côté. Tu as vu que Macron veut baisser les aides au logement (APL) ? C’est n’importe quoi !»
La précarité étudiante s’aggrave encore. Selon l’enquête publiée par l’Union nationale des étudiants de France (Unef) début août, le coût de la vie étudiante augmente de 1,66 %, soit une hausse de 888 euros sur l'année pour les étudiants. « La précarité n’est pas un accident de la politique gouvernementale, elle en est devenue le résultat assumé », estime l’Unef dans cette étude qui vise le bilan des dix ans au pouvoir d'Emmanuel Macron.
En clair, dans son enquête, le syndicat estime le reste à charge mensuel des étudiants à 1300€, en hausse de +35% depuis l’élection de l’actuel président en 2017. « Pour la première fois depuis le début des enquêtes annuelles de l'Unef, le reste à charge par étudiant est supérieur au seuil de pauvreté en France », s'inquiète l'organisation.
Le premier responsable : le logement
La hausse des prix du loyer est l’une des explications à ce



