« C'est une attaque en règle de la défense du consommateur, un canardage aveugle. » Lionel Maugain, journaliste à 60 millions de consommateurs, est en colère. Contre le ministère de l’Économie, et en particulier contre la DGCCRF, la fameuse « Répression des fraudes », son administration de tutelle. Car si le magazine 60 millions de consommateurs et l'émission Consomag sont bien connus du grand public, peu savent qu'ils dépendent de l'Institut National de la Consommation, l'INC, un organisme public émanant de Bercy, donc. Mais entre Bercy et l'INC, le torchon brûle depuis plusieurs années. Et le scandale des poupées sexuelles à l'apparence d'enfants vendues sur Shein en serait « le parfait exemple », d'après Lionel Maugain.
On vous raconte l’histoire du scandale, de l’intérieur…
Lutter contre la pédocriminalité, mais pas trop.
« Au départ, c'est une lectrice qui nous écrit, qui nous envoie des captures d'écran de ces poupées, et qui nous dit qu'elle a alerté [six jours plus tôt] la Répression des fraudes, qui lui a répondu que c'était un site étranger et qu'ils ne pouvaient rien faire, raconte le journaliste. La dame était horrifiée, évidemment, parce que c'était grave. Nous, immédiatement, on s'est saisis du sujet : on a fait des vérifications sur le site de Shein, et on a tout de suite écrit à la DGCCRF pour lui demandait ce qu'elle en pensait. Et au lieu de nous répondre, la Répression des fraudes révèle e



