"Voilà le Saddam Frédo ! le Ceaucescu d'chès Lafleurs ! el Pinochet de Saint-Leu !"
Nouveaux venus à l'Académie, le Secrétaire Ephémère à Perpétuité (S.E.P) nous présente el'Présideint : "Il a même sorti sa jambe de bois aujourd'hui...
– Ouais, c'est au carnaval ed'Dunkerque, commente un barbu, il n'a pas dessaoulé du week-end. Au dernier rigodon, il s'est ramassé la figure, toute la troupe lui a marché dessus...
–Trois ! se félicite el'Présideint. Trois cuites dans la journée ! Une à dix heures, une à midi, une à quatre heures, je ronflais un coup et c'était reparti."
On l'aura deviné : ces académiciens-là ne portent ni habits verts ni épée, et ne se réunissent pas quai Conti. Mais plutôt à La Soupe à cailloux pour un banquet arrosé : "A boèr ! A boèr ! A boèr !"
C'est que l'esprit de Lafleur, prolo buveur, paresseux, frondeur et généreux, metteux de pied au cul des patrons et de leurs gendarmes, cet esprit-là ne se célèbre pas en composant un dictionnaire ou des rimes précieuses : "Je devais acheter une bite à la Fouineuse, mais j'ai pas eu le temps..."
Conduite trop digne
El'Présideint ajuste son tricorne. "Aaaaah !" : ses sujets sont rassurés, ébahis, applaudissent. Sauf le S.E.P qui, en un discours, réclame sa destitution pour conduite indigne. Ou plutôt, trop digne:"Jadis, tout se passait bien. Frédéric avait à coeur de convenir scrupuleusement aux critères académiques : bourré vers 23 h le



