« Si tu n’as pas le peuple derrière toi, dégage ! »
Arnaud, manifestant. Amiens.
« Pour le 10 septembre, moi, je veux que Macron démissionne. Je veux rétablir la démocratie, j’estime que tant qu’il n’y a pas le référendum d’initiative citoyen constituant, c’est-à-dire que le peuple peut modifier la Constitution. À Macron, je lui dit qu’il a bien saccagé le pays, t’as bien fait ton boulot, tu étais là pour ça. Il y a qu’une minorité des gens qui te soutient, au niveau des sondages, même BFM te donne15 %. Dégage quoi ! Si tu n’as pas le peuple derrière toi, dégage ! »
« Macron, je ne veux pas l’avoir en face de moi »
Gilles, retraité. Amiens.
« On ne veut pas de journée fériée de perdue, moi je suis retraité donc qu’on ampute ma retraite, notamment sur la CSG sur les 10% déduits des impôts, bref sur tout le brun qu’il y a actuellement. Après la démission du Président on ne l’aura pas mais faut quand même lui montrer que ça serait bien qu’il fasse comme De Gaulle et qu’il mette au vote son départ. »
« C’est pas seulement Macron dégage…»
Jano, retraité. Mulhouse.
« C’est pas seulement Macron dégage, c’est toute sa politique avec. Qu’on arrive enfin à une politique qui fasse progresser nos droits sociaux. Et qu’on fasse un peu payer les riches. Un peu beaucoup même, si on me demande mon point de vu personnel. Mais si il faut mettre de l’eau dans son moulin, dison déjà un minimum pour commencer. »

« Macron est sourd à la précarité qu’on vit »
Luc, jeune chercheur d’emploi. Lens.
« Je pense que Macron est sourd à la précarité qu’on vit. Il se met des œillères, il faudrait qu’il ouvre les yeux. Il faudrait qu’il vienne un peu par ici à Lens, dans les cités, seul peut-être, pour qu’il réalise enfin. Qu’il réalise la précarité dans laquelle on vit, nos difficultés, avec toutes les taxes qu’il met en place, ça devient quasiment invivable. »
« Il faut un budget 2026 plus juste »
Claudia, étudiante en M1 de langue étrangères. Marseille, place Castellane.
« Le gouvernement fait des choix budgétaire injustes qui pénalises, les travailleurs et les étudiants. Je refuse que l’argent public serve à enrichir quelques-uns pendant qu’on coupe dans les services essentiels. Il faut aussi un budget 2026 plus juste, un budget qui investisse dans l’avenir et pas dans l’austérité. »
« J’en ai ras le cul qu’on taxe toujours les mêmes »
Cyndie, éducatrice spécialisée Amiens.
« Je bosse dans le médico-social : on nous enlève de plus en plus de personnes, on fait comment sans moyens humains ? Et nos salaires ne suivent pas… y en a marre. J’en ai ras le cul qu’on taxe toujours les mêmes. Nous les pauvres on en prend plein la gueule. Dans quel pays on vit ? On est encore en démocratie ? Mon mari est ouvrier dans l’industrie, il se lève à 5h30, et on ne peut même pas partir en vacances ? »
« La démocratie n’existe plus en France »
Lambert, 30 ans, prof de théâtre au conservatoire. Amiens, 6h50, à côté des CRS sur le rond-point.
« Le peuple se fait chier dessus par les “élites”. Macron se fout de notre gueule. Ce n’est plus possible, ça me donne envie de tout casser, de dire stop. Il a dissous l’Assemblée pour re-nommer des membres dont ne voulaient même pas les citoyens. Au début, je trouvais ça débile de prendre aux riches pour éradiquer cette dette. Je ne pensais pas que ça changerait les choses. Mais maintenant, je ne vois pas d’autres solutions. Les grosses entreprises, elles, ont ne les contrôle pas. Mais nous, la CAF, elle n’hésite pas à nous tailler à chaque contrôle. La démocratie n’existe plus en France, toutes les semaines il se passe quelque chose. On est dans un système à bout de souffle. Il faudrait changer la Constitution, trop de choses ne vont pas dans la Ve République, à commencer par le 49.3 : c’est anti-démocratique. »
« Il va où l’argent ? Qui nous vole ? »
Thierry, ouvrier, 58 ans. Amiens, 6h30, rond-point de la zone industrielle.
« On a jamais créé autant de richesses, mais on a jamais été aussi pauvre. Il va où l’argent ? Qui nous vole ? Pourquoi un smicard qui a bossé toute sa vie, se retrouve dans la misère à la fin du mois ? Tu te balades le weekend : tu vois de moins en moins de monde sur les routes. Pourquoi ? Faut la payer, l’essence. Regarde moi : avant, je pouvais aller au ciné, prendre le pop-corn pour tes gosses, voire la boisson. Aujourd’hui, tu tousses. Tu peux même plus offrir ça à tes deux gamins. Le weekend, je bouge même plus. Tu travailles, et tu peux même pas partir en vacances ? Pourquoi ? »

« Les produits d’hygiène et même alimentaire, c’est la galère »
Rafaël, étudiant en L1 de SVT. Amiens, 6h00, sur le rond-point.
« On nous demande trop d’efforts, à nous les étudiants, les retraités, les Français. Ce n’est pas à nous de payer pour la dette. La précarité étudiante, je la connais. Acheter des produits d’hygiène et même alimentaire, c’est galère. Et puis, nommer Sébastien Lecornu Premier ministre… Ce type, c’est la continuité de Macron, c’est son pote. Alors demander à ce que le régime politique change tout de suite, c’est utopique. Déjà, se mobiliser, montrer notre mécontentement c’est une bonne chose. »
« On nous vole notre argent »
Sandra, manifestante. Amiens, 5h45, blocage du rond-point à la zone industrielle
« On nous vole nos sous, à nous, les pauvres, les classes moyennes. On en a marre. Faut arrêter de nous gaver avec la dette : c’est artificiel, c’est du pipot, c’est pour nous faire taire, pour qu’on reste chez nous. C’est juste du vol : on nous vole notre argent. Moi je veux qu’on le récupère. Qui doit payer la dette ? Les multinationales, les grosses fortunes, tous les gens qui s’en mettent plein les poches depuis quarante ans : c’est aussi simple que ça ! »



