Samedi, 9h00.
Quand on arrive devant le club de sport encore fermé, Fatoumata est déjà là. Elle est venue seule. Elle porte un petit manteau de cuir noir, et son sac de sport en bandoulière. Huit ans, mais la langue bien pendue devant la caméra. Elle a plus d’une heure d’avance: elle ne veut rien louper de la rencontre du jour, avec des joueuses d’Angoulême. Son enthousiasme est partagé par plein d’autres ce jour-là, même si on me raconte des pays en guerre, des enfances compliquées, un ouragan qui a séparé des familles. Au milieu des bonbons et difficultés, pour les adultes comme pour les enfants, le rugby sert de lien. « On leur apporte plein de choses, raconte Kenza, éducatrice. Mais elles m’apportent plein de choses aussi. »
Le club des filles: « C’est du social à travers le sport. »
À Limoges, dans le quartier du val de L’Aurence, le club de rugby connaît un nouvel essor grâce aux (jeunes) filles. Avec peu de moyens, dans un quartier prioritaire, les bénévoles ont lancé le projet. Désormais, ce sont les jeunes joueuses qui le portent. Découvrez ici l'épisode 2 !
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