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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

Redistribution, blocage : les solutions de Gabriel Zucman face à l’explosion des prix.

L’économiste Gabriel Zucman est revenu sur la hausse du prix à la pompe, et les solutions pour y remédier, pour les Français. Parce que, figurez-vous, ça marche ailleurs…

Publié le 21 avril 2026

« Il y a d’abord une approche qui consiste à taxer, confisquer plus concrètement les superprofits des compagnies pétrolières, pour ensuite financer une redistribution au profit de tous les français… » Il est des paroles qui sonnent comme une douce musique à nos oreilles. « C’est par exemple ce que fait l’Alaska. La production pétrolière est en grande partie socialisée, et chaque année les habitants reçoivent un chèque, un dividende, qui en 2024 s’est élevé à 1704 $ par personne. » Au micro de France Culture, le mardi 7 avril, Gabriel Zucman revenait sur l’augmentation globale des prix, notamment ceux de l’essence, et de ses conséquences sur la vie des français. Et l’économiste pointait au moins deux solutions. En premier lieu, donc, une socialisation d’une partie des (super)profits. En France ? Oui, cela pourrait fonctionner, selon lui : « On parle de masses en jeu qui sont tout à fait significatives. Avec juste une entreprise comme Total ça pourrait être un chèque de 130 € par Français, enfants compris. Donc pour une famille de cinq, ça pourrait être 650 €. »

Voilà de quoi arrondir quelques fins de mois.

Et si jamais Total n’est pas d’accord pour partager, ou que le gouvernement n’ose même pas lui demander, ce qui n’étonnerait pas grand-monde, l’économiste nous livre un plan B : « L’autre solution, c’est le contrôle des prix. C’est ce que fait Pedro Sanchez en Espagne. » Entre l’Alaska et l’Espagne, il n’y a que l’embarras du choix pour éviter que TotalEnergies ne continue de profiter des conflits pour s’enrichir, en faisant raquer les gens à la pompe.

Une chose est certaine, il ne faut pas tergiverser, selon Gabriel Zucman : « On est peut-être au début d’une crise inflationniste grave, et le gouvernement ne peut pas traiter ça avec dédain. » Parce que « c’est ça qui va faire que [les gens] vont passer en découvert au milieu du mois, qu’ils ne vont pas partir en vacances en juin ou en août. »

Chez Fakir, on avait récemment évoqué le sujet avec notre copain économiste Gilles Raveaud. C’est donc l’occasion de se replonger dans cet entretien, dans lequel il nous dressait les coulisses de l’accaparement des richesses par les pétroliers.

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