Lundi 18 mai
Amiens, en conférence de rédaction
« Encore un article sur le taux de mercure dans le thon ? Nan mais… t’en as déjà écrit un le mois dernier, non ? »
Ce jour-là , au deuxième étage, à Fakir, on discutait des prochains sujets à traiter.
« Mais cette fois-ci on connaît la vérité !
- Ah…
- On sait pourquoi les autorités autorisent un taux de mercure trois fois supérieur dans le thon que dans les autres poissons. C’est dingue…
- C’est-à -dire ?
- Ben au lieu de fixer une norme maximale de mercure pour tous les produits, on la déplace.
- Mais pourquoi ? en fonction de quoi ?
- En fonction de ce qui se vend le plus… »
Le scandale : pourquoi on n’en parle pas ?
Qu’on se le dise, le mercure est un poison neurotoxique très puissant, fortement présent dans nos océans. Tout le monde s’accorde là -dessus. Quelle que soit la quantité qui se retrouve dans un aliment, la dose de mercure reste dangereuse pour l’organisme. Pourtant, les autorités ont fixé des seuils différents : pour le cabillaud et autres poissons, maximum 0,3 mg de mercure par kilogramme. Et le thon ? maximum… 1 mg par kilo !
C’est là que se cache le scandale.
L’ONG Bloom, déjà active sur le front de la pêche industrielle, alertait sur le sujet en 2024, grâce à son enquête du « poison dans le poisson ». Sur 149 boîtes de thon testées, 100 % étaient contaminÃ



