« Ce que je fais ? Je suis chief marketing officer dans une startup de deeptech… »
C’est une maladie, ici, visiblement : les personnes n’arrivent pas à expliquer leur métier simplement. A se demander si elles-mêmes comprennent vraiment ce qu’elles font… Et nous, qu’est-ce qu’on fait là ? Parce que, vous vous posez la question : si vous aviez 650 € à dépenser, est-ce que vous les mettriez dans un droit d’entrée au salon Vivatech ?
Nous non plus.
Mais celles et ceux qui se lèvent le matin avec pour but de conquérir le monde, oui. Ce salon, il regroupe cadres, étudiants en école de commerce et fine fleur du patronat et des milliardaires est devenu, au fil des ans, le salon de ceux qui veulent réussir. Au programme : des ateliers, des stands dédiés à l’entrepreneuriat, beaucoup de robots et des conférences avec des stars du capitalisme débridé… Porte de Versailles, du 17 au 20 juin, on attendait 200 000 personnes, 15 000 startups et plein, plein de « créateurs de contenu ».
Bon.
« Un formidable ambassadeur pour la France ! » Non, en fait…
Pour ne rien vous cacher, Fakir n’a pas déboursé 650 € : non, on compte nos sous, en ce moment. Alors, comme on ne voulait pas rater les rois du capitalisme mondial, on s’est fait accréditer pour la fête.
On n’a pas été déçus : dès l’arrivée au niveau de l’auditorium, voilà



