« Ça fait un an et demi qu’on y travaille. Nous sommes au lendemain d’une journée historique : malgré le RN qui a essayé de bloquer le texte pour la nationalisation d’ArcelorMittal, on a mis la pression jusqu’au bout. Ça a été très long hier, jusqu’à 23h45... » Gaëtan Lecocq, délégué CGT d’Arcelor Dunkerque et héros de notre série vidéo « on va pas s’mentir », a les traits tirés, mais prend une pause pour raconter à Fakir la folle soirée des ouvriers. Parce que Gaëtan, Aline, Reynald, Zidane, Emerson et les autres salariés d’Arcelor ont arraché « une belle victoire » ce 27 novembre.
Quatre cars avaient été affrétés pour l’occasion. Les pétards et les fumigènes étaient de sortie aux abords de l’Assemblée nationale, détonnant avec les costumes et les cravates des députés et attachés parlementaires. Et le dénouement s’est donc fait attendre. Au buzzer, juste avant minuit, la bonne nouvelle a fini par tomber : 127 votes pour, 41 contre, 42 abstentions. Une victoire permise par un NFP retrouvé : les Insoumis, à l’origine de la proposition de loi portée par la députée Aurélie Trouvé, les écologistes, les socialistes et les communistes ont voté d’un même geste. Les députés de la droite et de la macronie ont voté contre (qui s’en étonnera ?), et les 40 députés du RN se sont abstenus, énième arnaque sociale du parti enver



