« La plupart du temps, les patients sont en pleurs lors des premières consultations. Si on doit disparaître, c'est 200 à 300 000 malades qui seront impactés, alors qu'ils ne vont déjà pas bien du tout… » Cela faisait plusieurs mois déjà que Carine, infirmière Asalée près de Nancy, tirait la sonnette d'alarme. Depuis notre article sur la victoire des Asalée, jamais ses messages n'avaient été aussi rapprochés, et inquiétants. Jusqu'aux derniers événements, qui l'ont mise hors d'elle : en lui coupant les vivres depuis décembre 2025, la Cnam (Caisse nationale de l'assurance maladie) prive plus de 2000 infirmières de salaire depuis février.
« C'est dégueulasse de s'en prendre à nos salaires. ça nous met dans une précarité financière inimaginable, surtout pour les mamans solos avec enfants, s'insurge Carine, elle-même mère de trois grands enfants. On perd nos salaires, mais on a encore plus peur de perdre nos conditions de travail. Et dans tout ça, on n’entend que les arguments de la Cnam dans les médias, pas ceux d'Asalée. Avec la guerre et les Municipales, personne ne parle de nous... »
104 millions d'investissement pour plus de… 3 milliards de bénéfices !
Retour quelques années en arrière, quand la situation n'était pas aussi critique… L'association Asalée naît en 2004 dans les Deux-Sèvres en partant d'un constat simple : la prise en charge des affections de longue durée,



