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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

Avant la fin, les Goodyear gagnent déjà !

« Avec un accident du travail, en France, t’es une victime. En Chine, t’es un coupable ! Voilà pourquoi on résiste depuis quatre ans… »

Publié le 5 janvier 2012

Mickaël Wamen, délégué CGT de Goodyear d'Amiens, harangue une petite foule sur le parking devant l'usine. " C'est pas rien, quatre ans, pour les gens. C'est le temps de terminer de payer sa baraque, d'élever ses enfants, c'est de la vie… "
 Ça fait quatre ans, donc, qu'on se gèle les pieds de défilés en rassemblements, quatre ans qu'on bouffe des merguez dans une odeur de pneus cramés, quatre ans qu'ils passent et repassent devant les tribunaux – pour le " plan social ", pour les amiantés, pour lever des blocages –, quatre ans que Mickaël, Evelyne et les autres remportent des procédures… et à la fin, on n'y comprend plus rien.

Faut en revenir au samedi 20 octobre 2007.

Ce jour-là, la direction de Goodyear-Dunlop pose une question aux salariés : " Pour donner un avenir au complexe d'Amiens, acceptez-vous ce projet qui devra être finalisé par un accord avec les représentants du personnel ? " Avec, dedans, un chantage clair : c'était " oui " ou le désastre, " oui " ou le " complexe d'Amiens " n'avait pas d' " avenir ". C'était " oui " ou la plus grosse usine de Picardie fermerait doucement. Et le directeur menaçait encore plus franchement : " C'est au prix de ce plan que nous pourrons garder des emplois en France. " Ce " plan de modernisation " – la régression sociale porte toujours de jolis noms – ce " plan " prévoyait 450 suppressions de postes, un temps de travail qui augmente, et le passage en 4x8. En éc

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