« C’est un travail de quarante ans en l’air », témoigne Didier, éleveur à Bordes-sur-Arize, au micro de La Dépêche, les larmes aux yeux. Des blindés, des CRS, des barrages en feu, un hélicoptère de la gendarmerie qui lâche du gaz lacrymogène sur des agriculteurs : c’est une scène surréaliste qui s’est produite jeudi soir dans l'Ariège, à Bordes-sur-Arize. Plus d’une centaine de vaches ont été abattues à cause d’une épidémie de dermatose nodulaire. Le pire ? Sur 208 bovins, une seule était porteuse de la maladie.
Depuis cet été, la dermatose nodulaire sévit durement dans l’Hexagone. 3000 bêtes ont déjà dû être tuées. Pour ce type de maladie, le protocole prévoit que tout le troupeau soit lui aussi abattu.
« On a découvert la vache malade, avec écoulement de muqueuses, de la salive, de la fièvre et l'œil qui pleure », se remémore Didier. Quand le vétérinaire arrive, « il voit des petits nodules sur les épaules. » C’est le début du cauchemar : tout son cheptel doit être euthanasié et brûlé.
« C’est l’incompréhension totale »

Et c’est là qu’en réaction, une centaine d’agriculteurs du coin se mobilisent et font barrage toute la nuit. Notre copain Christophe Bex, fakirien de longue date et député (LFI) de Haute-Garonne, a pleinement pu mesurer l’ambiance, puisqu’il était présent sur place… « Quand les forces de l’ordre entrent et donnent l'assaut dans une ferme, il faut voir le



