« Et c’est pas dangereux pour nos chiens et chats… et pour nous ?
- Euh… Ce n’est pas….» Le pharmacien cherche ses mots. Il faut dire que ma mère l’a perturbé avec ses questions. C’était au début du printemps, comme à son habitude, elle m’emmenait avec elle en parapharmacie pour acheter des colliers anti-tiques de la marque Seresto, pour son chien et ses trois chats,« c’est moins cher que chez le vétérinaire », répète-t-elle chaque année.
C’était le moment parfait pour lui faire changer d’avis. « Tu sais, dans ces colliers, y a des intrants chimiques, les mêmes que ceux utilisés par les agriculteurs sur les céréales. Et certains sont même interdits en agriculture parce que trop nocifs… » Je pouvais faire la mariole : je reprenais presque mot pour mot les propos d’un abonné, Jean (c’est un prénom d’emprunt), qui nous avait alertés quelques jours plus tôt sur la composition des antiparasitaires administrés à nos animaux.
Bingo ! Ma mère a fini par changer d’avis : cette année, pas de collier !
Et dans la foulée, elle en profite pour jouer les détectives auprès du pharmacien : « Quand vous vendez ces colliers, vous faites de la prévention aux clients ? Parce que ce n’est pas juste un collier en plastique…
- Ben c’est noté sur la boite, les indications, alors... Non non, nous on ne fait pas de prévention. » Il marque une pause. « Effectivement c’est pas fait pour êtr



