« La taxe Zucman est inconstitutionnelle, et c’est une menace sur les investissements en France. Qu’est-ce qu’ils vont faire ? Ils vont partir. » Ce dimanche 31 août, en écoutant François Bayrou, nos oreilles ont sifflé, à Fakir. Le Premier ministre venait en effet de lâcher, tranquillement, en direct sur toutes les chaînes d’infos du pays, trois mensonges sur l’économie. À moins que ce ne soit que de l’incompétence, qu’il ne comprenne pas le sujet – on n’a pas encore tranché, mais ça ne change pas grand-chose au final. Toujours est-il que ses propos n’ont provoqué aucune réaction des quatre « journalistes » sur le plateau (à part une, certes timide, de Myriam Encaoua, sur l'exil fiscal, dédaigneusement balayée par Bayrou).
Alors, on s’y colle.
Qu’on resitue le contexte, d’abord : l’économiste Gabriel Zucman, soutenu par sept prix Nobel d’économie, propose une taxe de (seulement) 2 % sur les 0,01 % les plus riches (1800 foyers fiscaux), qui rapporterait entre 20 et 25 milliards d’euros par an. Soit la moitié de la somme recherchée par le gouvernement pour le budget 2026.
La désormais fameuse « taxe Zucman » a été présentée au Parlement. Pour l’heure, sans surprise, Macronistes, droite et extrême droite lui font barrage, de toutes leurs forces. On était en train de préparer cette « désintox » quand justement Zucman lui-même s’est exprimé sur le sujet alors on a repris, aussi, dans



