« La sécurité aussi, c’est important, mais bon, si on améliore l’éducation et qu’on limite l’immigration, on devrait régler le problème de l’insécurité… » Croyez-moi : six heures en Macronie, c’est éreintant. Alors que j’avais prévu de passer ce week-end caniculaire dans mon canapé, j’avais reçu la veille un mail qui a tout chamboulé. Le courriel était titré : « Paul, j’ai deux surprises pour vous ! » Je l’ouvre, et découvre que c’est en fait Gabriel Attal qui m’invite à son rassemblement de début de campagne, prévu le samedi 30 mai, à Paris ! Mon adresse mail devait encore traîner dans les fichiers macronistes… Oui, c’est le souvenir d’un moment de faiblesse quand, il y a quelques années, j’avais figuré aux élections sur une liste locale LREM – avant de comprendre mon erreur, et les leurs, à la tête du pays… D’ailleurs, c’est vrai qu’à première vue, l’offre n’était pas très séduisante. Mais c’était sans compter ses arguments marketing implacables : « invités, discours, dédicaces, finale de LDC et la clim ! » Comment résister à l’appel d’une salle climatisée, en pleine canicule ? C’était décidé, j’allais passer mon samedi en Macronie…
Mégaphone mais rien à dire.
Une heure avant le début des festivités, l’atmosphère sur l’immense parvis goudronné du parc des expositions de la porte de Versailles est studieuse et suffocante. Comme partou



