« Un enfer fiscal » : dans sa lettre « aux chefs d’entreprises de France », publiée en cette rentrée mais un peu trop passée sous les radars, le président du RN n’y va pas par quatre chemins. Jordan Bardella promet aux grands patrons et au CAC 40 monts et merveilles si le RN arrive au pouvoir : un « allégement massif des impôts de production, afin de les réduire de 20 % ». Peu importe que la Macronie, dont il avoue donc vouloir poursuivre la politique, ait déjà baissé, largement, ces impôts de production – pourtant proportionnels à la richesse créée par une entreprise. Peu importe que le taux d’imposition effectif réel des milliardaires soit de seulement 2 % (et 27 %, au mieux, si on prend en compte l’impôt sur leurs sociétés), contre 52 % des revenus pour les classes populaires et moyennes. Le RN a choisi son camp.
Pas un mot sur les 500 fortunes qui ont pourtant doublé sous Emmanuel Macron, passant de 571 milliards en 2017 à 1128 milliards aujourd’hui. Qui doit payer la dette, pour Jordan Bardella ? Sûrement pas les ultra-riches. Aucun mot, dans sa lettre, sur les « dividendes », les « ultra riches » ou les « grandes fortunes » qui pourraient participer à l’effort national. Rien de rien.
Rétablir l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), comme le réclament 80 % des électeurs RN ? Le RN a voté contre. Mettre en place la



