C'est un "pays en proie à des violences depuis plusieurs semaines, un pays en voie de dislocation, sans gouvernement" : ainsi les médias – en l'occurrence TF1 – nous décrivent-ils la Centrafrique. Voilà d'ailleurs, ce "qui a poussé le président Hollande a agir dans l'urgence" (TF1, 5/12/13).
C'est sous les hourrah, dès lors, que les soldats français mènent la guerre : "Quelque part dans ce chaos, une population terrorisée qui découvre avec soulagement la progression des français. Protéger les civils ? La priorité de l'opération Sangaris. Le long de la nationale 3 les familles l'ont bien compris. Accueil chaleureux dans les localités puis totalement délirant à Bouar, la grande ville de l'Ouest. Ici, depuis des mois, la Séléka fait régner la terreur. […] Les habitants ne veulent pas voir partir les Français. Pour ces derniers, pas le temps de savourer avec des hommes armés non identifiés encore présents en ville, mais le passage à Bouar restera un souvenir indélébile."
Mais qu'est-ce qui a fait de la Centrafrique "un pays en voie de dislocation" ?
Depuis quarante ans que la France intervient là-bas, quel est le bilan de nos opérations ?
Quels sont les intérêts que nous défendons sur place ?
Ces questions ne sont jamais posées, on leur préfère les scènes de liesse, le "devoir" de "protéger les populations", "la résolution adoptée à l'unanimité à l'Onu".
"Livret de Caisse d'épargne"
Ces jours-ci, on fait tourner un DV



