Marine Le Pen : « Votre voix porte sur l’électorat de la droite populaire, vous associerez-vous à un quelconque front républicain? »
Nicolas Sarkozy : « Non, et de surcroît je l’assumerai en prenant le moment venu une position publique sur le sujet. »
Marine Le Pen : « Dites à votre femme que j’ai admiré l’élégance avec laquelle elle a jeté à terre la bonnette du micro de Mediapart. »
Voilà voilà.
Ce grand moment de littérature nous vient du Journal d’un prisonnier, le livre de Nicolas Sarkozy. Où il assure, et rassure, donc, la leader du Rassemblement national, qu’il ne soutiendra pas le « front républicain » en cas d’élections législatives. C’était au cours d’un petit coup de fil entre amis, où le nouveau Mandela français remerciait Marine Le Pen de l’avoir si vaillamment soutenu, alors qu’il venait d’être condamné pour associations de malfaiteurs (ses collaborateurs Guéant et Hortefeux étant allé négocier avec le terroriste Abdallah Senoussi, responsable entre autres de la mort de 54 Français, le soutien de la Lybie à sa campagne présidentielle de 2007).
Dans l’histoire de la droite qu’on appelait « républicaine », c’est un sacré virage. Depuis la seconde guerre mondiale, du général de Gaulle à Jacques Chirac, il n’était pas question de parler avec les héritiers de Pétain. Mais ça, c’était avant, et le



