« En France, beaucoup de personnes touchent la prime de Noël, on peut avoir honte : mais si la CAF dit qu'on a le droit à cette prime, tant mieux : le loyer coûte très cher, l'électricité aussi... » C’est Marie qui témoigne, au micro d’Ici Picardie. Marie est mère d’un enfant de neuf ans. Avant d’être employée en insertion, elle travaillait en restauration. « Je viens de commencer. Du coup, je n'ai plus droit au chômage. Je touche les 300 € de salaire pour le moment. Donc ça aide aussi, d'avoir cette prime de Noël… »
Une prime qui va lui permettre « d'acheter des jouets pour mon fils, et de passer un bon réveillon », espère-t-elle. Que Marie en profite bien : ça ne durera peut-être pas, cette débauche. Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail et des Solidarités (sic) n’a-t-il pas prévenu, au sujet de cette aide ? « Je ne suis pas sûr que notre pays ait les moyens de poursuivre ces politiques de générosité maximale. »
Pour 2,2 millions de foyers, une petite bouffée d’oxygène
Bulle d’oxygène pour certains, coup de pouce pour d’autres, la prime de Noël concerne cette année près de 2,2 millions de foyers. Elle est versée aux bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ou de l'allocation équivalent retraite (AER), et son montant varie en fonction de la composition du foyer : une personne seule touche 152 euros, un couple avec deux enfants perço



