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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

Quand la privatisation fait dérailler la SNCF

« Un bonhomme, une tâche : tu deviens une machine ! » C’est parti d’une discussion sur l’accident d’un train avec Mathieu, mon voisin. Et ça s’est terminé avec David, cheminot syndicaliste normand, en levant le voile sur les raisons qui font dérailler le ferroviaire…
Privatisation

Publié le 24 mars 2026

« C'est un peu le stress pour aller au boulot le matin, c’est sûr. Mais c'est rien par rapport à mon pote Sébastien, de Cherbourg. Lui, il doit se lever aux aurores pour venir bosser à Caen, je te dis pas l'angoisse ! »
Un soir, en rentrant du travail, Mathieu, un copain du quartier, me parle du déraillement d'un train de marchandises à Carentan, dans la Manche, mi-janvier, et des conséquences sur son quotidien. Jusqu'à début mars, il a dû composer avec les horaires perturbés de ses trains habituels. Mais pour son pote Sébastien, qui habite près de Cherbourg, c'était deux mois de vraie galère... « Au début, j'ai fait le trajet en voiture, mais c'était compliqué et fatigant, me raconte Sébastien au téléphone. Puis la SNCF a mis en place des autocars, mais avec des départs uniquement à 4h49 et 5h49 au début. J’ai dormi chez de la famille à Caen, j'ai aussi demandé un jour de télétravail en plus... Au total, le trajet seul prenait une heure quarante-cinq, soit une heure et demie de transport supplémentaire par jour. En plus, on n’était pas toujours dans des cars de luxe : les cars scolaires, ça bouge ! Et beaucoup de voyageurs devaient faire la route tous les jours... »

J’étais un peu passé à côté, même si ça avait fait beaucoup de bruit localement, en Basse-Normandie : le 11 janvier 2026, un train de fret déraillait près de Carentan, paralysant la partie ouest de la ligne Ro

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