Manque de moyens, prévention largement insuffisante, conditions d’incarcération terribles dans les prisons pour mineurs… Le rapport 2025 de la Défenseure des droits sur les droits de l’enfant, consacré à la justice des mineurs tombe, cette année, dans un contexte particulièrement lourd. En toile de fond, le drame d’un gamin de douze ans entre la vie et la mort, touché par trois balles sur fond de trafic de drogue, à Grenoble. Le meurtre, aussi, de Mehdi Kessaci à Marseille, quand on sait que les trafiquants recrutent de plus en plus de jeunes enfants pour commettre les crimes. Que dit le rapport publié ce 19 novembre, coincé comme un symbole entre la Journée mondiale pour la prévention des violences sexuelles envers les enfants (le 18) et la Journée de l’enfant (le 20) ?
Prévenir, au risque de reproduire la délinquance.
Que les droits des mineurs au fil de leur parcours judiciaire, y compris lors de l’incarcération (où est pointé le manque d’accès à l’éducation, ou même à la nourriture…) sont piétinés, et qu’il s’agit là d’une cause majeure de récidive. Les partisans du « tout-répressif-uniquement-répressif » devraient y songer : ne serait-ce que par pragmatisme, pour prévenir de nouveaux délits.
La justice des mineurs doit « éduquer, protéger, prévenir la récidive, au risque de reproduire ce qu'elle entend combattre : l'exclusion, la défiance et, in fine, la délinquance



