« On ne comprend pas les positions de monsieur Zucman si l'on oublie qu'il est d'abord un militant d'extrême gauche. » C’est dans les colonnes du tabloïd Sunday Times que Bernard Arnault a dégoupillé ce 20 septembre. Car il n’a pas dû échapper au patron de LVMH qu’un million de personnes sont descendues dans les rues du pays, jeudi, avec un même message : il faut taxer les riches. La taxe Zucman était sur toutes les lèvres, de tous les cortèges. Et pour cause, 86 % des Français soutiennent la proposition du directeur de l’Observatoire fiscal de l’Union européenne : une taxe de (seulement) 2 % par an sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros. Soit 1800 foyers, qui seraient ainsi simplement ramenés à un niveau d’imposition moyen comparable au reste de la population – eux qui « optimisent », « défiscalisent » à tour de bras. Un plébiscite qui dépasse donc largement les rangs de la gauche, pour réunir 75 % des sympathisants RN (contre les votes de leurs élus à l’Assemblée et au Sénat), 89 % chez les Républicains et même 92 % des sympathisants de Renaissance ! (ex La République en marche) selon un récent sondage Ifop.
Quand Bernard Arnault tente de disqualifier 7 Prix Nobel d’économie...
Mais Bernard Arnault ose tout, et c’est même à ça qu’on le reconnaît. Alors, face à la percée de cette idée, à la contagion qui gagne du partage et de la justice, qui parviennent même à s’impos



